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vendredi 10 février 2012
par  pepcgt
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La situation de l’emploi, en chute libre sous le mandat Sarkozy. Plus d’un million de chômeurs, sans compter ceux qui sont masqués par de nombreux dispositifs, CTP, CRP etc. ou complètement barrés des statistiques pour cause d’errance et d’exclusion totale. Il n’y a plus une semaine, sans que l’on nous annonce des licenciements par charrette entière. Ça vient souvent d’entreprises qui ne se portent pas toujours si mal que ça.

Car, qui peut nous faire croire que dans l’industrie des hydrocarbures, comme à Petroplus, il n’y a pas d’argent ? Pourtant, le carburant n’a jamais autant rapporté aux actionnaires et à l’état. Tout fout le camp, pour plus de profit, dans des pays à bas coût de main d’œuvre.

Bien sûr dans le même temps, les licencieurs et les banquesters de la finance, ont investi pour exploiter d’autres travailleurs, dans ces pays, qui eux sont « heureux », au dire des patrons, de voir s’installer leurs entreprises. En Inde, Michelin rencontre quand même, quelques problèmes... En Inde, on connaît les méfaits du capital. La résistance du peuple indien face au Bibendum prédateur se fait entendre. Les Indiens surexploités résistent pour ne pas être chassés de chez eux et luttent contre la destruction de leur environnement.

Nouveau ! Le sinistre Wauquiez a de la compassion pour les licenciés de Lejaby, en Haute Loire, son fief. Pour faire semblant de s’intéresser à leur triste sort, il les a même accompagné pour rencontrer le président a l’Elysée….

Après tout ce qu’il a dit sur les chômeurs, il n’a pas honte ! Connaissant le fond de ses dires, on voit bien le jeu politicien, là dedans… Peut-on imaginer cet oiseau proche des salariés ? Évidemment si l’oiseau est un vautour, ça change tout !

Et que propose Sarkozy, à la sortie du « sommet social pour l’emploi » ? Hé bien le vais vous le dire ! : Prendre des mesures pour une meilleure compétitivité de « nos » entreprises.

Cela signifie : accepter la réduction imposée des salaires et de nos acquis sociaux, (réduire ses congés, échanger ses RTT,) pour que les entreprises, restent « compétitives ». Pour les salariés, travailler plus pour gagner moins, être moins malades, de payer plus de TVA, faire cadeaux aux entreprises de la part des cotisations sociales qu’ils doivent à la collectivité, enfin, plus « de liberté », qu’ils disent !

Bref ce que Parizot et consort veulent c’est la destruction du code du travail.

Depuis des lustres, le patronat bénéficie d’aides de l’état, tandis que nous, nous n’avons toujours pas vu le bout du tunnel. Où sont tous les emplois promis à chaque mise en place de réforme antisociale ? Ils sont partis en fumée, au profit des assistés du CAC 40, évidemment.

  • Et les investissements que devaient générer chaque niche fiscale, où sont-ils ?
  • Où sont les logements promis par Sarkozy, l’UMP et sa majorité ?

Encore un mensonge de plus. Et le 15 mars qui arrive, avec la date fatidique de fin de trêve hivernale, son cortège d’expulsions locatives, ses centres d’hébergement surchargés, la soupe populaire, et le caritatif comme amortisseur de la misère. S’il n’y avait pas ce suppositoire, la fièvre serait élevée dans le pays. Et la France, ressemblerait à l’Allemagne dans « Allemagne année zéro »*,

Les églises ont retrouvé leurs gueux, les ouvriers serrent les dents, les classes moyennes serrent les fesses et rien ne bouge. Jusqu’à quand ?

Il suffit pourtant de peu de choses pour que ça bouge vraiment. Et ce ne sont pas les échéances politiques qui vont nous aider. Chômeurs, précaires et tous les salariés, il faut se mettre en lutte.

Mais cela ne relève pas que de nous les militants mais de tous les citoyens.

Et en tant que syndicalistes, ne nous laissons pas prendre par les échéances électorales, qui ne forgent pas les luttes, mais souvent les mettent sous l’éteignoir.

*Film de Roberto Rossellini 1947 , à voir ou à revoir.